Les pratiques de “glisse”, et données économiques sur l’activité de la « glisse »

Les pratiques de « glisse » sur le lac d’Annecy.

Et données économiques sur l’activité des sports de « glisse » sur le lac d’Annecy.

 

Plusieurs disciplines de « glisse » tractée par un bateau à moteur sont pratiquées sur le lac d’Annecy, le ski nautique avec bi-ski ou avec mono-ski, le wake board, le wake surf . Chacune a ses propres caractéristiques.

Les bateaux « tracteurs » peuvent être ceux d’un club, ceux d’écoles de ski, ceux de particuliers.

Elles ont le point commun d’être évidemment très saisonnières, et liées aux conditions météo journalières.

Quelques clubs et écoles de ski commencent leur installation début juin avec quelques rares pratiquants par jour…

De la même manière, quelques bateaux privés commencent leurs évolutions quand il y a encore de la neige dans le « fauteuil » de la Tournette. La température de l’eau ne s’élève que lorsque ce névé a quasiment disparu du paysage…Et même avec une combinaison, dans une eau à moins de 18°C, et une température de l’air qui reste fraîche, il n’y a pas foule en monoski, wakeboard ou en wakesurf jusqu’au début juillet, sauf peut-être s’il y a un ou deux samedis ou dimanches fortement ensoleillés…

Juillet et août, et uniquement s’il ne pleut pas, et si les journées sont très ensoleillées, voient s’élever la fréquentation des pontons des clubs et des écoles.

C’est aussi dans ces conditions météo favorables que les bateaux particuliers naviguent et tractent un skieur ou un glisseur.

Intensité de la navigation de plaisance et de la pratique de « glisse »

La AULA a réalisé en 2011 un dossier des relevés des observations de la navigation sur le lac d’Annecy de mi-juillet à fin août 2011…Ils sont sur ce site Internet.

Ce dossier a été remis au secrétaire général- sous-préfet d’Annecy et au SILA qui l’a transmis à toutes les associations du collège des usagers.

Ces relevés d’observation montrent que la fréquentation du lac par les bateaux de plaisance et par la pratique sportive de « glisse » n’est pas « envahissante », comme certains l’ont prétendu avec outrance…

Seulement pendant quelques heures de très chauds après-midi de quelques samedis et dimanches de fin juillet et première quinzaine d’août, la circulation motorisée est plus marquée. Au maximum de telles journées, une cinquantaine de bateaux peuvent naviguer simultanément sur la totalité du lac, avec une douzaine qui a une activité de « glisse » au même moment…

De plus les bateaux des clubs et des écoles de ski, réparties autour du lac, ne naviguent pas non plus en permanence. Il y a beaucoup de temps morts par manque de clients, ou parce que le plan d’eau est dégradé par les vagues de vent.

A ce jour, ce dossier n’a été contesté par personne

Et aussi, le Préfet dans sa conférence de presse d’octobre 2011 a souligné : « Une charte de bonne conduite a permis une saison satisfaisante. Et au cours de cette saison, je n’ai pas eu de récriminations ou de remontées qui me laisseraient penser que pour telle ou telle activité il y ait eu des heurts ou des conflits ».

Les mêmes conclusions ont été prononcées quasiment à chaque fin d’année lors de la réunion du collège des usagers au SILA.

Caractéristiques du ski nautique en bi ski

Accessible pratiquement à toute personne ayant pris avec facilité un téleski sur neige. Il se pratique généralement à petite vitesse 25 à 35 km / heure, et du fait de la petite vitesse, la vague créée est de l’ordre de 20 cm. .

Les pilotes s’amusent souvent à naviguer dans tous les sens, créant des ressacs dans tous les sens…pour que le skieur passe la vague d’un côté à l’autre du sillage…

Bi ski_cr

Pratique généralement familiale à des horaires plus décents que les sportifs matinaux. Séances souvent agrémentées par de l’apprentissage au monoski, à petite vitesse, donc créateur de vagues moyennes à hautes…

Caractéristiques du ski nautique en mono-ski

Souvent matinaux, 7 heures à 9 heures, les skieurs en mono-ski pratiquent cette « glisse » athlétique sur un lac le plus plat possible à vitesse de l’ordre de 40 à 50 km / heure. Le bateau tracte en ligne droite de 400 à 500 m, et le skieur slalome derrière

Le bateau effectue des allers-retours dans le même sillage pour ne pas croiser ses propres vagues.

Chaque parcours crée un train de 2 à 3 vagues de chaque côté du sillage, d’autant plus basses que la vitesse du bateau est élevée. Car la forme des coques, la disposition inboard du moteur et le profil de l’hélice des bateaux principalement dédiés à cette pratique du monoski (Correct Craft, Mastercraft, Malibu, etc.) sont conçus pour créer à cette vitesse de 40 à 50 km/h – et à une vitesse supérieure en compétition sur des plans d’eau spéciaux- une vague très basse (moins de 10 cm) et ondulée. En effet le skieur traverse la vague à une vitesse qui atteint 70 km /h jusqu’à 100 km/h, selon la traction qu’il exerce à chaque prise de virage par accélération sinusoïdale à chaque virage. Car dans un même temps le skieur parcourt presque le double de distance que le bateau.

Pour résister à ces forces d’accélération, le skieur s’incline sur l’eau à l’intérieur du virage, et son ski soulève une gerbe d’autant plus haute que la traction sur la corde est puissante pour retraverser le sillage, et préparer un autre virage de l’autre côté.

Mono ski Ph Girod GerbeMono ski Ph Girod Bouée

 

 

 

 

 

 

En compétition, le skieur doit passer successivement autour de bouées de part et d’autre d’un « chenal » où le bateau tracte jusqu’à 55 km/h. Avec une corde raccourcie, la vitesse du skieur peut approcher 110 km/h à certains points de croisement de la vague après le passage autour de la bouée…

C’est ce qui se pratique réglementairement dans le stade de slalom du ski club de Sevrier, quand des mono-skieurs s’entraînent.

Il faut noter que les trains de vague de ces bateaux de mono-ski sont peu perceptibles dès que l’on est éloigné d’une centaine de mètres.

La pratique « athlétique » du mono-ski est musculairement tellement intense qu’une session d’entraînement, ou même de pratique « amateur » ne dépasse pas une dizaine à une quinzaine de minutes par skieur.

Dès que l’agitation du plan d’eau se crée avec des vaguelettes de vents de 5 à 10 cm, ou avec des trains de vagues d’autres bateaux, la pratique du Mono devient très problématique, avec de sérieux risques de percussion contre l’eau !…

Donc les skieurs « athlétiques » de mono arrêtent leur pratique dès que d’autres bateaux sillonnent le lac, ou que le vent se lève.

En majorité, ces skieurs de mono, généralement matinaux sont des Seniors (40 à 60 ans) voir des vétérans jusqu’à 70 ans, ayant de longues années de pratique, ayant affiné leur art dans les années où le mono était la seule pratique de glisse ; maîtrise relativement longue et relativement fastidieuse à acquérir…

Aussi, très peu de jeunes s’y initient ou pratiquent cette discipline qui nécessite beaucoup d’heures, donc ingrate pour des ados qui « veulent tout, tout de suite » !

Sur le long terme, le nombre de pratiquants de mono n’a pas sensiblement augmenté.

Ces skieurs de mono, fréquentant le lac depuis de très nombreuses années connaissent les règles de bonne conduite, et de « fair play » propres aux sportifs ayant souvent fait de la compétition…

Caractéristiques de la « Figure »

Avant l’avènement du Wakeboard et du Wakesurf, en un « temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître !», il y eut une période où il y avait des skieurs qui faisaient des « figures » en bi-ski, ou en mono-ski, avec des skis très courts, et avec une traction du bateau à petite vitesse.

Chaque figure a une cotation en points. Et en compétition, il faut en exécuter le plus possible dans un parcours limité en temps.

C’est dans cette discipline que Clémentine Lucine, après d’autres licenciés du Ski Club de Sévrier, a glané un palmarès de Championne du Monde en battant, record après record, le nombre de points cumulés dans une compétition.

Palmares Clementine Lucine 1 “Voir son palmarès dans Wikipedia / Clementine Lucine

Maintenant, sur le lac d’Annecy, un riverain observateur du lac nous indique qu’il ne voit plus que quelques très rares pratiquants de cette discipline…

Caractéristiques du Wakeboard

Par contre, depuis une quinzaine d’années c’est l’accès facile à la discipline du Wakeboard (large planche avec fixations comme un snowboard), puis récemment la mode du Wakesurf (large planche sans fixation) ont conquis les jeunes générations…

Facilité d’apprentissage, presque instinctive, pour les adolescents, qui sur neige fréquentent sur leur Snowboard les snowparks, les halfpipes, les bigairs bags, les parcours de cross, pour sauter, pour faire les figures de Freestyl et autres XGames.

Des « idoles » rassemblent des milliers de spectateurs lors de compétition (Tignes- 40 000 spectateurs !, Jeux Olympiques de Sotchi, World Cup.) dans une ambiance de « folie » avec musique « à fond la caisse ».

Tous ces fans rêvent de faire des « tricks » aussi spectaculaires que leurs idoles. A proximité d’Annecy, la Clusaz a la réputation d’être un « spot » de Freeriders…

Des vidéos époustouflantes de Freeriders sur des pentes de montagne  invraisemblables soutiennent aussi cet engouement pour le snowboard.

Pas étonnant qu’en été ces « riders » pratiquent ces disciplines « fun » sur le lac.

D’un autre côté la discipline du surf sur les vagues déferlantes océaniques a fait naître une nouvelle mode vestimentaire associée avec des marques « icônes » des jeunes. Il n’est pas un catalogue d’été de magasins d’articles de sport qui ne valorise pas cette image du surf, ciblée sur les ados…Ces codes vestimentaires et culturels sont adoptés par les boarders et les surfeurs d’eau douce…

Les conditions de pratique du Wakeboard et du Wakesurf  ne nécessitent pas un plan d’eau absolument plat comme pour le monoski. Au contraire la vague est recherchée.

La vitesse de traction au bout d’une corde est de l’ordre de 15 à 25 km/h, selon taille/ poids/ niveau du « rider ».

A petite vitesse le bateau non déjaugé crée de ce fait une vague plus profonde, avec une crête marquée, qui sert de tremplin pour faire des sauts et des figures aériennes pour les meilleurs (saut périlleux, voltiges, etc.) de chaque côté du sillage, ou de simples sauts de vagues pour les novices…

Des compétences athlétiques confirmées sont obligatoires pour accéder au plus haut niveau de compétition de cette discipline dont chaque « trick », avec une nomenclature spécifique, a une cotation.

Wake board N°1Wake Board N°3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un plan d’eau déjà mouvementé n’empêche pas la pratique, d’autant que le bateau à cette petite vitesse « écrase » les vagues qu’il rencontre et les « aplatit ».

La traction peut se faire sur longue distance si le « rider » ne tombe pas. Mais il y a souvent des chutes qui obligent le bateau à faire des demi-tours pour reprise du « rider ». Et de beaucoup brasser le lac !!!

On voit rarement de Wakeboarders de très bonne heure, sauf quelques clients d’écoles de ski qui ont inscrit cette discipline dans leur activité…

Caractéristiques du WakeSurf

Se pratique pied nu sur une planche de surf, spécialement « shapée »

Dès que le surfeur, qui a été tracté hors de l’eau par une corde très courte qui l’a relié au bateau, lâche cette corde il surfe sur la pente des deux vagues latérales de la création du sillage, à 2 ou 3 m de la poupe du bateau…

La pratique est encore plus instinctive que le Wakeboard pour n’importe quel « rider » de Snowboard sur neige, ou de surfeur sur déferlantes océaniques. Ce sont les mêmes réflexes de posture sur neige ou sur vague océanique, avec en plus la sensation de liberté sur l’eau puisqu’il n’y a pas de « lien » avec le bateau.

De plus les encouragements sonores des, généralement, nombreux et jeunes passagers du bateau, à proximité de voix, et de musique !!!, comme dans les snowparks !

Tout cela rend cette pratique très conviviale et ludique, par contraste avec « l’isolement » du wakeboarder ou du monoskieur, au bout de sa corde de plus de 15 mètres, qui n’entendent pas les cris des passagers couverts par le bruit du clapot contre la planche ou contre le ski.

Tous ces critères expliquent l’engouement pour le wakesurf auprès des ados qui débutent la « glisse » pratiquement exclusivement par cette discipline…

Le bateau navigue de 15 à 25 km/h selon la taille/ poids/ niveau du surfeur…

La pratique du surf peut se faire dans quasiment n’importe quelle condition du plan d’eau, car à cette petite vitesse le bateau « écrase » totalement les vagues qu’il rencontre, et le surfeur est en permanence  dans cette « cuvette triangulaire » protégée  derrière la poupe.

Wake Surf N° 1_cr

On voit rarement de Wakesurfers de très bonne heure, sauf des clients d’écoles de ski, qui ont inscrit cette discipline dans leur activité…La vie nocturne des ados n’est pas forcément compatible avec une activité matinale !

Généralement pratique conviviale, qui s’accompagne d’avoir un « fan-club » à bord pour mettre de l’ambiance !!!

Sur le plan de la « bonne conduite » et du respect de la pratique d’autres activités sur le lac, y a t-il une dérive générationnelle quand ce sont des jeunes pilotes aux manettes de bateau familial ???

That is the question !

Et comment passer de l’information auprès de ces éventuels contrevenants aux règles de bonne conduite, qui font monter l’exaspération d’autres usagers du lac ?

C’est une question d’apprentissage du « vivre ensemble »

 

Données économiques sur l’activité des sports de « glisse » sur le lac d’Annecy

Les emplois saisonniers des clubs et des écoles de ski

13 clubs et écoles de « glisse » sont réparties autour du lac.

Au plus haut des vacances d’été, 22 moniteurs diplômés d’Etat y exercent le pilotage des bateaux et l’apprentissage des activités de « glisse ». Quelques uns participent aux compétitions régionales, ou nationales de la FFSN et de la FFWB, en représentation de leurs clubs d’Annecy.

Plusieurs ont les qualifications d’entraîneurs et de formateurs de jeunes compétiteurs.

Pour leur administration, comptabilité, secrétariat, réservations, ces clubs et écoles emploient l’équivalent au total de 9 personnes.

La caractéristique de ces emplois est qu’ils sont saisonniers. Ils subissent donc tous l’aléa propre à cette catégorie de sportifs pluri-actifs, assez souvent moniteurs de ski en station d’hiver.

Et s’y ajoute l’aléa météorologique qui détermine la fréquentation journalière du ponton, selon qu’il y a du soleil, des nuages, ou de la pluie…

Au total ces petites structures sont toujours en équilibre financier « instable »…

Travailleurs indépendants, les « pros » assument financièrement leurs revenus, après les charges qui incombent à leur activité : amortissements de l’achat du bateau, consommation de carburant, frais d’entretien, assurances, salaire de collaborateurs, charges sociales, etc.

Les clients pratiquants

Ce sont plus de 900 clients pratiquants réguliers qui sont recensés par ces « pros de la glisse »

Selon l’intensité de leur fréquentation des pontons, ces clients pratiquants font en moyenne une vingtaine de sessions de « glisse » au cours de la saison pour les plus assidus. Beaucoup moins de parcours pour ceux qui sont moins passionnés.

Parmi ces 900 clients pratiquants environ 400 sont licenciés à la Fédération Française de Ski nautique + Wakeboard. (FFSN)

Une soixantaine d’entre eux ont une licence Compétition, et participent aux compétitions régionales, nationales, et pour quelques un(e)s aux compétitions internationales. Ils perpétuent la représentation du lac d’Annecy qui dure depuis plus de 50 ans, avec une très longue liste de trophées remportés par tous ces « Champions ».

  • 70% de ces clients pratiquants réguliers résident dans le bassin annécien + communes riveraines + Aravis ; 10 % sont de Rhône Alpes ; 10 % d’autres régions de France ; et de + en + d’Européens
  • 15% ont moins de 12 ans. La facilité du surf  et du Wakeboard attire toutes les autres générations d’ados.
  • Le monoski est en diminution, sutout pratiqué encore par des seniors.

Ces clients pratiquants s’équipent plus ou moins de matériel personnel (skis, planches, combinaisons, tenues vestimentaires répondant aux codes de ces « tribus »), auprès des équipementiers.*

Environ 500 à 600 autres clients pratiquants sont des « occasionnels » qui font quelques essais de cette « glisse », sans persévérer.

Activité économique générée par « la glisse » auprès des propriétaires de bateau de plaisance

Difficile à cerner, sauf à donner des estimations soumises à réserve :

  • On peut estimer que sur les environ 450 bateaux de plaisance « résidents » recensés sur le lac par la AULA en 2010, une petite centaine appartient à des pratiquants fréquents de l’une ou l’autre des disciplines de « glisse »…
  • L’équipement en matériel est une composante non négligeable du budget, par rapport au frais de fonctionnement + entretien + mouillage + etc.

Une centaine de bateaux « touristes » fréquentent le lac au cours de l’été, appartenant à des personnes en hôtel, ou en location d’appartements, de villas, ou en camping.

On constate que, pour la plupart, ces bateaux « touristes »  naviguent beaucoup et leurs passagers sont souvent des sportifs assidus de toutes les « glisses ».

Leur séjour à Annecy est certainement motivé par l’attrait de la « glisse » sur le lac. Ce sont des gens de classes aisées, et qui consomment beaucoup dans les restaurants du bord du lac…, et contribuant au développement économique touristique.

 

 

Bilan économique de l’activité des motoristes et équipementiers autour du lac…

  • Il y a près de 10 entreprises, consacrées aux bateaux autour du lac : travaux mécaniques,  travaux sur le plastique,  vente d’accastillage,  gardiennage des bateaux mis au sec, etc.
  • L’emploi d’environ 25 employés permanents, très qualifiés pour toute la maintenance et l’entretien de la flotte de plus de 500 bateaux. Ces techniciens sont mécaniciens, électroniciens, plasticiens, etc.
  • Certaines de ces entreprises vendent des bateaux neufs et font aussi des transactions de ventes d’occasions.
  • Les assureurs sont concernés par les contrats de garantie de cette flotte.
  • Pour toutes ces activités, des cotisations sociales, TVA et autres taxes rentrent dans les caisses de l’Etat.
  • S’ajoutent à ces montants les taxes sur les carburants.
  • De plus, l’Etat de son côté, pour les AOT, et surtout les communes de leur côté, pour les boucles des ports, exercent une taxation fiscale très élevée, on peut dire « exorbitante », ne se privant pas de “faire payer les riches“, tellement être propriétaire d’un bateau de plaisance à une connotation de « bien de luxe ».

 

 

s pratiques de glisse